?>
Publicités

Entropies, centre d’art actuel Bang, Chicoutimi, Québec, Canada, 2014.

IMG_25011  IMG_24821

La durée que prend la simple action de comprendre, transitif à ce qui suit dans l’espace au travers une illusion d’immobilité de la matière; le simple temps de regarder laisse percevoir un arrêt physique extérieur du corps, dont l’intérieur passe à une vitesse supérieure par l’exercice cognitif..

Le temps et l’espace sont l’apanage de l’installation, qui propose artistiquement une version du principe anthropique. C’est-à-dire que l’être humain doit prendre en considération les lois qui régissent un certain modèle d’univers, étudié. L’œuvre est aussi une dichotomie entre la recherche formelle issue d’une influence minimaliste et celle de la trace humaine comme sujet, donc cette quête de perfection mathématique se heurtant à une «chaosmose» au sens de Félix Gattarie de l’état et de l’action humaine.   L’installation dans sa totalité se base sur une recherche selon différents principes; anthropiques et théorie de la communication entre autres; l’encodage et l’entropie. Une polysémie est donc créée par les multiples références et amplifiée par le phénomène d’intersubjectivité.

Dans la sculpture, un système électrique provoque un cycle d’évaporation/condensation qui se renouvelle constamment. La sculpture est constituée d’une structure d’acier de six pieds x quatre pieds, recouverts d’une toile de spi, devenant ainsi une forme anthropomorphique, évoluant au rythme de la condensation. Entropie pour représenter le second principe de la thermodynamique, mais également, pour souligner le rapport à la théorie de la communication stipulant que plus l’incompréhension d’une information est ressentie plus l’entropie est grande. Cette situation de non-intelligibilité est créée par un système installatif de «leds» installés sur les murs de la salle Michael Snow du centre d’art actuel Bang. Entourant ainsi la salle par des lumières changeantes au rythme des secondes, créant ainsi une atmosphère zen favorisant la méditation et la contemplation. Le dispositif électronique communiquait ainsi par le langage binaire le temps réel en heures, minutes et secondes, formant une série de six chiffres exprimés en points aux valeurs diverses formant des combinaisons propres à chacune des valeurs de temps.

Nos partenaires