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roxanne-lacourciere

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Arts visuels

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Démarche artistique

Dans ma recherche artistique, c’est dans une optique réaliste, comme le regard que Lena Dunham pose sur la société, que je réfléchis mes propositions visuelles. Au travers de celle-ci, je suggère un discours qui pourrait très bien servir de réponse aux questionnements, portant sur l’indissociabilité de l’image et de la femme, posé par Nelly Arcand, John Berger et Martine Delvaux. Je travaille dans mes images, une présentation de corps féminins atypiques, résistants, contestataires et réactionnaire aux normes établie par les diverses sociétés. Les corps que je présente dans mes recherches visuelles ne sont pas tous de type de hors-normes, mais ils accompagnent la résistance féminine. Ces corps résistants ne sont pas monstrueux, ils ne sont pas non plus difformes. Ce sont des corps féminin ordinaires, joli, ils ne sont pas poussés dans l’extrême. Ils pourraient pour la plupart entrer dans les critères esthétiques établis mais se refusent à ce type d’autorité. Ils sont libres, ils se veulent résistant autant dans leur physique parfois négligés que dans leurs attitudes revendicatrices et insoumises, qui se dresse, se refuse face au moule imposé. Je réfléchi le corps féminin en explorant les rondeurs affirmées, les formes inexistantes, les musculations, le laissez allez corporel ou encore la pilosité non contrôlée. Mais surtout, je réfléchis le corps féminin en m’éloignant des critères de beautés spécifiques imposés par la société, tout comme par l’apprentissage réalisé par celle-ci. Ce que je tends à créer dans mes images, c’est le reflet de la réalité qui semble trop souvent oublié par les diverses industries gérant l’imagerie féminine. C’est à l’aide de différentes techniques (du dessin numérique au dessin au plomb en passant par la sérigraphie et l’installation) que je réussis à présenter ces réflexions et questionnements sur l’image corporelle de la femme. Afin de bien rendre mon sujet, j’explore la notion de multiple, et d’exagération qui sont bien présents dans la notion de « trop », mais aussi dans celle de la série. Les femmes n’ont pas la même portée lorsqu’elles sont seules et lorsqu’elles sont en série[1]. Un peu à la façon des poupées russes, il faut plusieurs femmes pour créer une seule femme, alors imaginez pour une armée de femmes fortes. Ces femmes, elles luttent pour quelque chose, en occurrence, pour la libération de la femme image. Finalement, je ne caractérise pas ma démarche comme étant une critique sociale, je ne fais que rapporter la façon dont l’image de la femme nord-américaine semble vouloir mettre un frein au moule corporel émis par diverses industries de l’imagerie féminine. Je ne souhaite que provoquer une réflexion et aiguiser la conscience chez le regardeur, face à la femme image, la femme ornement. [1] Voir la théorie de Martine Delvaux dans son essai : Fille en série

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